C’est l’histoire d’un tissu gaufré appelé crépon de coton ou encore seersucker.

J’entends gaufre, crêpe, sucre..humm, de quoi déjà se régaler..

9cfbf2752aa8b9de6d8326125bda2acd

Dans son blog « De Gilles Tissus, une passion textile« , Catherine Kouliche-Goldman a publié un délicieux article, le 7 janvier 2017,où elle tisse ses goûts pour les mots, leur sens, les tissus et la cuisine.Le voici :
« Le seersucker, une étoffe de lait et de sucre

Mon premier est une rayure plate, lisse, douce et voilà le lait frais,mon second est une rayure gaufrée, granuleuse, plissée, ridée, reliefée, craquante, c’est le sucre et mon tout c’est le seersucker.
D’origine indienne, le terme exact est shir o shikar qui signifie littéralement lait et sucre en sanscrit.
Le seersucker est un tissu qui a une histoire. Utilisé depuis des siècles en Indes, ce sont les colons britanniques qui séjournant dans ce pays le firent connaître en Europe. Ils trouvèrent cette étoffe de coton à leur goût et parfaitement adaptée aux tenues vestimentaires imposées par le climat des Indes. Importé en Grande Bretagne, il fut ensuite fabriqué en Europe et le nom original shir o shikar fut transformé en seersucker, la consonance étant plus anglo-saxonne.
Cette cotonnade connut un joli succès aux USA dans les années 30. Sa facilité d’entretien,
son confort et son prix modique firent sa renommée. .
Si dans les années 60, les vêtements « wash and wear » eurent tendance à détrôner cette étoffe aux Etats-Unis, son succès se maintiendra en Europe jusque dans les années 70.
Vestes ou tailleurs, bermuda ou robes d’été homme ou femme souvent bleu et blanc, ou rouge et blanc se retrouvaient dans les collections de prêt à porter tous les étés. Le seersucker est bon à tout faire ou presque, il est bourré de qualités: il se froisse peu, le repassage est pratiquement superflu, il convient aux garçons comme aux filles, aux enfants comme aux adultes.
Il est confortable lors de fortes chaleurs, grâce à son aspect granuleux. pour cela il a un secret : le relief de la surface évite le contact direct du tissu sur la peau et laisse l’air circuler librement entre la peau et le tissu. Le vêtement est ventilé naturellement. Parfois, la technique se cache là où on ne l’attend pas.
Si je peux me permettre un conseil : choisissez un vêtement en seeksucker non doublé mais
avec de belles finitions (coutures terminées par un biais de coton), pour bénéficier de toutes ses qualités.
Le seersucker est incontournable, indétrônable, indémodable et quasiment inusable. Tel le phénix, il renait de ses cendres, car chaque décennie on le revoit dans les vitrines, il se couche sur papier glacé, il revient dans les rayons des boutiques de tissus et il remplit vos armoires.
Un jour oublié, le lendemain à la une des journaux de mode. Les produits de notre enfance
ne quittent pas vraiment notre mémoire. C’est avec nostalgie et plaisir que l’on songe au goût du « mistral gagnant ». Les baby boomer sont aujourd’hui des grands parents actifs, voilà peut être pourquoi on assiste à un retour en force du seersucker dans le vestiaire des bébés. Le tissu est un élément de notre quotidien qui fleure bon les souvenirs. »

 

 

 

assw_seersuckerbj-presss-s1954

 

awake-blue-blue-striped-seersucker-dress-product-2-655887511-normal

 

egvhy4okw_lezcyhvstwi6fpi5w

Je vous recommande vivement également cet autre article à déguster sans modération :

Une dégustation textile pour un repas de fête    à suivre….

Isabelle Baudelet

Avec l’aimable autorisation de  Catherine Kouliche Goldman pour Text’Styles le 22 janvier 2017

Le blog http://degillestissus.blogspot.fr/

la page facebook : Tissus Addicts

Publicités